Exposition Jacky CHEVAUX

L’exposition rétrospective consacrée à Jacky Chevaux au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse a fermé ses portes le 23 janvier 2011.
Bientôt sur le site, un dossier avec des photos sur cette expo.
Reportage vidéo Culturebox sur l’exposition
Découvrez la vidéo directement sur le site de Culturebox.
Article parue dans le Journal L’ALSACE | 04.12.2010
Journaliste : Hélène Poizat
Exposition
Au paradis de Chevaux
Il y a 15 ans disparaissait le grand peintre mulhousien Jacky Chevaux. Le Musée des beaux-arts consacre une rétrospective à cet artiste réaliste onirique à l’univers foisonnant. Des œuvres originales de quinze artistes ayant côtoyé Chevaux sont exposées en dialogue avec des tableaux et gravure du peintre.
Exposition : Voyage dans l’esprit de Jacky Chevaux
Le Musée des beaux-arts consacre une belle rétrospective au peintre mulhousien Jacky Chevaux, mort il y a 15 ans, et fait dialoguer ses œuvres avec celles de 15 artistes qui l’ont connu et apprécié.
Le peintre-graveur Jacky Chevaux était l’un des artistes les plus illustres de la région. Des œuvres hyperréalistes-oniriques dans la lignée de Dali, un univers foisonnant, mais aussi la sûreté du trait sont les marques de cet artiste mulhousien, entré aux Beaux-arts à l’âge de 14 ans et disparu trop tôt, en 1995, à l’âge de 52 ans.
Quinze ans après sa mort (et dix ans après une première exposition qui rencontra un grand succès), le Musée des beaux-arts de Mulhouse a choisi de consacrer une rétrospective à ce personnage qui marqua son temps et sa ville. Sa veuve, Claireline et sa fille Noémie Chevaux-Tavernier se sont associées à Joël Delaine, conservateur en chef des musées municipaux, pour rassembler 81 œuvres de l’artiste, toutes issues de collections particulières. « Un vrai travail de Sherlock Holmes », confie Noémie Chevaux-Tavernier. Et pour marquer l’influence qu’exerça Chevaux, « nous avons lancé une invitation à 15 artistes qui l’ont tous connu et apprécié, et nous leur avons demandé de créer une œuvre pour dialoguer avec les œuvres de Chevaux ou exprimer un souvenir », explique Joël Delaine. Certains de ces artistes invités furent ses amis, comme Bernard Latuner avec qui il partagea un temps un atelier, d’autres furent ses élèves comme Denis Ansel (qui prit sa suite aux cours du soir des beaux-arts), Christian Geiger ou Évelyne Widmaier. Chacune de leurs œuvres raconte une histoire. Latuner se rappelle dans Balade avec Jacky, leur amitié et leurs promenades à cheval ; Robert Montanaro a sculpté une Dulcinée en bois de tilleul qui rappelle une œuvre que Chevaux lui avait achetée ; Decko a reconstitué dans une installation la machine à coudre-mitraillette que le peintre avait représentée dans une gravure baptisée MLF ; Le déjeuner sur l’herbe des carpes de Renato Montanaro exprime la vitalité, l’amour des couleurs que lui avait transmis le maître…
Toutes les facettes
L’exposition qui occupe tout le second étage du musée, aborde différentes facettes de l’artiste, pour composer un tableau complet. Le visiteur est accueilli par une série de portraits et d’autoportraits en noir et blanc, qui témoignent du dessinateur hors pair qu’était Chevaux. Pour découvrir sa face intime, il faut se rendre dans la salle tout au fond, où l’atelier de l’artiste a été reconstitué, avec ses meubles, ses palettes, un mannequin au troisième œil, et tout un bric-à-brac qui évoque déjà son univers.
Les femmes, l’au-delà, le voyage immobile, l’univers fantastique sont les autres thèmes abordés, avec toujours ce jeu de résonances et de réminiscences entre les toiles de Chevaux et les travaux de ses amis et connaissances. Et tout au fond de la grande salle, une œuvre de sa petite-fille Luna, 9 ans, touchant clin d’œil familial, nous prouve que la trace de Jacky Chevaux n’est pas prête de s’effacer.
Hélène Poizat
Plus d’articles de presse dans les albums de la page Facebook

